[Journal tricot] Un gilet coquille qui prend forme

Journal tricot gilet coquille Emma Ducher en cours

Bonjour à toutes et à tous ! Me revoilà avec l’article que j’avais prévu de publier le jour où le serveur OVH a cramé. Le brouillon m’attendait bien sagement pour publication et PAF, le drame, ça m’apprendra à écrire mes brouillons directement dans WordPress sans en faire de copie (notez que je continue allègrement à faire de même ^^).

Bref, comme tout l’historique tricot de Mode d’Hier et d’Aujourd’hui a été perdu en route, et comme ceci est le premier article de cette catégorie, je vous fais un petit résumé avant de rentrer dans le vif du sujet de ce gilet coquille.

Petite digression sur le principe du « journal tricot »

J’ai débuté le tricot à la toute fin 2019 avec pour objectif très clair d’être capable à terme de réaliser tous les vêtements en tricot dont je pourrais avoir besoin dans ma garde-robe (pulls, bonnets, chaussettes…). Depuis j’ai tricoté trois bonnets, deux pulls, une paire de chaussettes et j’ai récemment entamé mon premier gilet pour une amie.

L’idée initiale de ces articles « journal tricot » était de garder en mémoire les balbutiements de mon apprentissage d’une nouvelle activité manuelle car en montant en compétences on a facilement tendance à oublier les difficultés que l’on a rencontrées. Cela fait dix ans que je couds, autant dire que j’ai oublié une bonne partie de mes galères de débutante et cela peut avoir pour conséquence de faire croire à des observateurs extérieurs que ces galères n’ont pas existé.

En apprenant une nouvelle compétence à partir de zéro, ça me semblait intéressant de montrer le processus, les erreurs et aussi les choix que je fais, qui peuvent expliquer mon rythme actuel dans cette activité. Par exemple, j’ai fait le choix de ne pas corriger mes erreurs et de tricoter vaille que vaille parce que je ne sais pas encore détricoter des mailles sans risquer de détruire tout mon ouvrage et que je n’ai pas envie de m’embêter.

Il me semble que montrer le processus d’apprentissage peut aussi permettre de dédramatiser et montrer qu’il est possible, à tout moment, d’apprendre une nouvelle compétence, en particulier quand il s’agit de tricot (la toujours débutante en tricot que je suis trouve que c’est vraiment très facile, mais il faut garder en mémoire les heures passées à m’énerver sur le montage des mailles et l’apprentissage des mailles endroit et envers, à me dire que je ne comprendrais jamais le principe).

Bref, parlons donc un peu de ce gilet coquille et d’où j’en suis…

Gilet coquille : le projet

Avant de commencer ce premier gilet, j’avais un peu peur de me lancer. Pour vous refaire l’historique, la marque de laine française Laines Paysannes a lancé une vente d’écheveaux de laine d’Ariège teinte à la main à l’indigo par Alice (À pleines mains) et j’ai très vite pensé à mon amie Soersha, qui a les yeux bleus et qui m’avait confié avoir besoin de pulls et de gilets neufs, les siens étant vieux et usés. Je lui ai donc proposé de lui tricoter un gilet dans cette belle laine bleue et nous avons choisi le modèle coquille de Emma Ducher proposé dans le Knit eat book que j’avais déjà chez moi (vous pouvez le trouver ici sur Ravelry).

modèle gilet coquille Emma Ducher
Le modèle présenté dans le Knit eat book

Le modèle est dessiné pour une laine un peu duveteuse (pardonnez-moi, mais je ne connais pas les termes techniques), ce qui ne correspond pas du tout à la qualité de la laine Laines Paysannes (3 fils), plutôt rustique, mais j’ai tout de même décidé de tenter l’expérience.

Pour obtenir le bon échantillon, j’ai dû prendre des aiguilles de 3 mm au lieu des 3,5 mm préconisées et je me suis lancée dans le montage de l’encolure dos. Notez que quand je dis « le bon échantillon », ce n’est pas tout à fait exact : après blocage il mesure 11 cm de long et 9 cm de haut au lieu des 10 cm attendus. Nous verrons ce que cela donne à la fin.

Lors de cette première étape j’ai eu un peu d’hésitation au moment des rangs raccourcis, mais j’ai ensuite enchaîné avec le motif coquille dont la grille est plutôt simple et tout s’est bien passé. Cela s’est corsé au moment de monter les devants.

Les devants du gilet coquille

Une fois le haut du dos tricoté, on doit laisser les mailles en attente en bas pour relever les mailles des épaules et tricoter le haut des devants. J’ai pas mal cafouillé sur cette étape. Je ne sais pas si c’était une erreur de ma part ou une instruction imprécise, mais l’anneau marqueur qui était supposé m’indiquer l’endroit où je devais commencer à relever mes mailles du devant gauche n’était pas à sa place et j’ai dû un peu biaiser avec des augmentations sauvages au rang suivant pour obtenir le bon nombre de mailles.

devants montés du gilet coquille en cours

J’ai aussi eu du mal à comprendre à quel moment je devais commencer le motif coquille par rapport aux rangs raccourcis et je l’ai débuté un rang trop tôt. J’avais décidé de laisser mon erreur telle quelle, mais ensuite je me suis aperçue que je m’étais trompée dans les augmentations, qu’il fallait faire tous les quatre rangs et que j’avais fait tous les deux rangs.

À ce moment là, je m’étais plantée sur une bonne dizaine de rangs et j’ai décidé de détricoter l’ensemble pour repartir sur de bonnes bases. Le détricotage m’a fait un peu peur parce que je craignais d’aller trop loin ou de perdre des mailles dans l’opération, mais cette laine a deux avantages : elle se détricote très facilement et elle garde bien sa forme donc ça m’a permis de tout reprendre comme si de rien n’était. Je ne vous cache pas qu’après cette étape j’étais plutôt fière de moi. ^^

détail devant du gilet coquille

La suite s’est plutôt bien passée hormis une autre erreur, où, sur le côté d’un motif coquille j’ai oublié tous les jetés… Heureusement c’est du côté de l’emmanchure et cela ne devrait pas beaucoup se voir une fois le gilet terminé.

Depuis les photos que vous voyez j’ai rejoint les devants et le dos, mais je n’ai pas encore beaucoup avancé le corps. Je tricote sur un câble de 60 cm parce que je n’en avais pas de plus grand avec les aiguilles de la bonne taille et je dois dire que l’ouvrage est un peu trop serré et le tricot peu confortable. J’ai hâte de finir cette partie pour passer aux manches.

détail dos du gilet coquille

Voilà pour les nouvelles de ce gilet coquille ! Je n’avance pas très vite (surtout ces derniers jours parce que j’ai passé beaucoup de temps sur le blog), mais j’espère quand même le terminer en avril. À bientôt !

dos du gilet coquille en cours

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