Je vous le disais dans mon dernier article de bilan, 2025 n’a vraiment pas été une année très riche en tricot. J’ai passé 6 mois à tricoter des chaussettes que je n’aime pas et, si je suis contente des deux autres projets terminés (mon Auguste cardigan et le t-shirt Calliope), je n’ai pas vraiment eu le mojo tricot. C’est bien dommage, car pendant la dernière vague de froid, j’ai vraiment regretté de n’avoir pas davantage de pulls tricotés main à porter par ces températures sibériennes.
En octobre dernier, je vous le disais dans le dernier article consacré au tricot, j’ai commencé un Dagmar Zipper Sweater de Petite Knit pour Romain. Je n’avais encore jamais tricoté de patron de Petite Knit et j’étais curieuse de découvrir cette créatrice tant j’en ai entendu parler. Quand Romain a porté son choix sur le Dagmar Zipper Sweater, je n’étais pas du tout emballée par la perspective du col cheminée avec fermeture éclair (il a le chic pour systématiquement choisir les modèles qui me paraissent les plus pénibles), mais je me suis lancée quand même, repoussant à plus tard la question du zip. D’abord, il faut tricoter tout le reste.
Le début du tricot a été très laborieux. j’ai dû recommencer le montage trois fois parce que je ne tombais pas sur le bon nombre de mailles et je ne comprenais pas où était mon erreur, mais j’ai finalement réussi à monter mes mailles correctement et à démarrer l’ouvrage. Ça fait déjà trois mois que je l’ai commencé donc je ne me souviens plus exactement de sa construction, mais il me semble que l’on démarre par l’empiècement dos, ce qui fait qu’on attaque directement le dur de la grille de motifs sans passer par des côtes préliminaires pour se préparer à l’ascension de la montagne.
Je ne vous cache pas qu’il m’a fallu un long moment avant de réussir à lire le motif sur mon tricot et à m’affranchir un peu de la grille. Je n’ai pas encore fini le corps, mais ça ne devrait plus trop tarder (c’est l’affaire d’une dizaine de centimètres + les côtes) et maintenant je me sens beaucoup plus à l’aise. En réalité, le motif n’est pas très compliqué (c’est une succession de point de riz, mailles endroit, mailles envers et de torsades), mais ça demande énormément de concentration, ce qui est, à mon avis la raison pour laquelle le pull n’a pas beaucoup avancé depuis le mois de novembre. Comme j’ai besoin de me concentrer, ce n’est pas un projet zéro cerveau que j’aurais envie d’attraper pour tricoter un peu devant un film le soir donc je ne tricote pas tous les jours et ça n’avance pas vite. Il faut que je m’astreigne à tricoter un peu tous les jours à d’autres moments de la journée parce que j’aimerais quand même pouvoir l’offrir à Romain et qu’il puisse le porter cet hiver. Accessoirement, j’aimerais aussi passer à d’autres projets.
Je tricote la taille L en aiguilles de 5mm dans la laine big mérino de Drops (coloris bleu marine). Normalement le modèle se tricote en aiguilles de 4,5mm, mais je n’en ai pas, et les aiguilles de 5mm me permettaient d’avoir le bon échantillon donc je me suis lancée en croisant les doigts. Je crains que le rendu soit un peu lâche et ajouré à cause de ce choix, mais le pull devrait être beau quand même. La laine big mérino de Drops se détend normalement beaucoup au blocage, mais mon échantillon en motif nid d’abeille n’a pas beaucoup bougé après passage à l’eau donc je pense que ça devrait aller à peu près.
J’avoue que je suis impatiente de terminer le corps pour pouvoir m’attaquer aux manches. Contrairement à beaucoup de tricoteureuses, j’aime bien tricoter les manches parce que je trouve que ça monte vite et ça signe toujours pour moi la perspective de la fin du projet donc ça me motive.
Comme je le disais en introduction, j’ai eu très froid ces derniers temps et je me suis aperçue que je n’avais pas assez de tricots dans ma garde robe. Je n’ai toujours pas assez de pulls bien chauds et c’est une chose à laquelle j’ai envie de remédier en 2026. J’ai aussi promis un pull Victor (de Une poule à petits pas) à mon amie Marie pour le début d’année donc moi qui suis mono-projet, il va falloir que je m’active sérieusement. Enfin, je me suis décidée à rallonger les manches de mon pull Docker, que je ne porte pas assez parce que les manches courtes me donnent froid. J’ai rallongé la première manche de 6,5 cm et j’ai presque terminé la deuxième. Je suis vraiment très fière de m’être donné un coup de pied aux fesses pour le faire.
Bref, je suis très branchée tricot en ce début d’année et j’ai plein d’envies. Je me suis même offert de la très belle laine Lise Tailor pour me faire un pull Iraty d’Atelier Emilie ensuite, mais je vous en reparlerai au prochain épisode. D’ici là, je vous souhaite une bonne semaine et je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour vous parler d’un livre que j’ai adoré en 2025.









